Néandertal, déjà navigateur en Grèce entre -100 et -50.000 ans ?
Publié par Maxisciences le 01 /03 /2012
Publiant ses travaux dans Archaeological Science, un chercheur grec s’est basé sur la découverte d’outils paléolithiques sur des îles grecques et sur les données concernant le niveau de la Méditerranée à l’époque pour établir que l’Homme de Néandertal aurait atteint ces îles en bateau.
La Crète, ou bien Leucade, Céphalonie ou Zante, en Grèce : autant d’îles où des outils néandertaliens ont été découverts ces dernières années. Comment l’Homme de Néandertal a-t-il fait la traversée ? Pas à pied sec, selon George Ferentinos, de l’Université de Patras (Grèce).
Compilant des données géologiques, ce chercheur soutient qu’il y a 100.000 ans, la Méditerranée, avec un niveau inférieur de 120 mètres au niveau actuel, devait tout de même avoir, au large la Grèce, une profondeur d’environ 180 mètres. Il était donc impossible pour ces hommes d’avoir traversé ainsi la mer. Reste donc l’hypothèse d’une traversée en canoë ou en radeau, sur ces bras de mer qui ne font pas moins de 5 à 12 kilomètres de long (40 pour la Crète). Faites de bois, les embarcations utilisées se seraient alors dégradées au cours du temps sans laisser de trace.
L’explication est toutefois contestée par Paul Pettitt, de l’Université de Sheffield (Royaume-Uni), qui suggère que les Néandertaliens peuvent avoir tout simplement… nagé jusque là, et souligne en outre que les outils trouvés sur ces îles n’ont pas fait l’objet d’une datation absolue. Il est attesté que l’Homo sapiens, lui, a utilisé des embarcations dès -50.000 ans, au moins.
Note (Jean-Louis Conil):
G. Ferentinos est Professeur Emérite de géologie marine à l’université de Patras.
Il propose une éventualité assez logique à partir de deux faits: 1- présence d’outils paléolithiques sur certaines îles; 2- le niveau marin de l’époque rendait les détroits moins larges, donc faciles à traverser sur de frêles esquifs.
Paul Pettitt est Maître de recherches à l’université de Sheffield. Spécialiste du paléolithique et, sur cette période, de la pensée de l’homme paléolithique.
Il prête aux néandertaliens non seulement la capacité physique (on les connaît très robustes) mais aussi la capacité mentale indispensable pour se hasarder à traverser à la nage, nu sans doute (la peau de bête ne favorise guère la pénétration dans l’eau), dans une eau à 12°, un détroit de 5 km ou plus, pour se retrouver sans arme sur une terre inconnue. Pour que cela ait pu être, il fallut un objectif sérieusement motivant. Lequel ? alors que les territoires de chasse, de pêche et cueillette étaient très très loins d’être saturés… D’autre part, les outils découverts sont-ils en pierre locale ? dans la négative, il parait exclu que ces outils soient venus à dos de nageur.
Il ne reste plus à un « arbitre » qu’à découvrir un campement permettant une fouille méthodique avec datation indiscutable, voire un canoë fossilisé !
Henri-Germain Delauze, n’est plus !
Henri-Germain Delauze, pionnier de la plongée sous-marine et fondateur de la Comex, est décédé mardi 14 février à l’âge de 83 ans.
Il avait participé aux premières plongées archéologiques entre 1952 et 1955 avec l’équipe du Cdt. Cousteau.
Il avait créé la Compagnie maritime d’expertise (Comex), en 1961 dont il est resté président jusqu’à son dernier jour. Il prenait plaisir, depuis quelques années, à plonger sur des épaves depuis le Minibex.
En 2005, il avait offert ses services à l’association Carènes pour retrouver et renflouer l’épave du Ciotaden. Les trois interventions nécessaires ont été l’occasion, pour les bénévoles du patrimoine maritime, de découvrir un grand Monsieur, simple dans son apparence, courtois dans l’échange, d’une rigueur et d’une fermeté implacable dans le travail. Je n’oublierai jamais l’intensité de son attention devant les écrans de contrôle qui suivaient les plongeurs en opération.
Son œuvre constitue une page importante du patrimoine maritime.
Tous les grands marseillais lui rendent aujourd’hui hommage, mais Marseille n’aura pas su garder chez elle les merveilleuses machines, devenues obsolètes, créées par Comex… ce qui aurait été le meilleur hommage à lui rendre.
Adieu Président !
27/07/2005 – devant le Ciotaden à terre et le Minibex, de gauche à droite: Pierre Becker (Géocéan),
3 plongeurs, Mireille Benedetti adjointe au maire de La Ciotat, le Président H-G. Delauze, Laure Conil présidente de l’ass. Carènes.
25/11/2004 – première image du Ciotaden retrouvé par 70m de fond.
Offre d’emploi
L’association Les Ambiani ne parvient pas à trouver un encadrant technique pour mener à bien la reconstitution du chaland Gallo- Romain à Pont-Rémy (80).
Le besoin est particulièrement urgent puisque le chantier doit démarrer au 1er mars.
Face à l’impossibilité de trouver une personne issue du milieu de la charpenterie de marine, nous nous rabattons vers quelqu’un qui aurait au moins des compétences dans la construction bois (charpente, menuiserie…).
Vous trouverez ci-dessous la plaquette du projet et le détail des conditions du recrutement. N’hésitez pas à relayer cette offre autour de vous.
Baptême de « l’André Malraux », nouveau navire de recherche archéologique
Source AFP (24/01/2012)
Le navire de recherche archéologique sous-marine « André Malraux« , successeur de l’Archéonaute, a été baptisé mardi à La Ciotat (Bouches-du-Rhône) avant son départ en mer pour explorer les épaves par très grand fond.
Construit par les chantiers navals H2X de la ville, ce bateau « soutiendra pour les 50 ans à venir tous les programmes de prospection, d’expertise et de fouille » menés par le département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm), précise le ministère de la Culture dans un communiqué.
Le Drassm, basé à Marseille, a choisi de donner à ce nouveau bâtiment le nom d’André Malraux, qui avait créé cet organisme en 1966 quand il était ministre des Affaires culturelles, avant de le doter un an plus tard de l’Archéonaute.
« Outil de travail de plusieurs générations d’archéologues sous-marins, l’Archéonaute a sillonné, 40 années durant, la Méditerranée jusqu’en 2005″, explorant plus de 1.500 épaves, rappelle le ministère.
L’ »André Malraux », inauguré mardi en présence du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand et de Florence Malraux, fille de l’écrivain, lui succède donc pour explorer les eaux territoriales et contiguës, jusqu’à 24 milles des côtes, en Méditerranée comme en Atlantique, Manche, mer du Nord, Océan indien et Antilles (550.000 km2 au total), où 20.000 épaves ont été répertoriées.
La protection du patrimoine sous-marin devrait en outre être bientôt étendue à l’ensemble de la zone économique exclusive, à 200 milles des côtes (11 millions de km2, soit le 2e plus grand espace maritime au monde), avec la ratification dans les prochains mois par la France d’une convention de l’Unesco.
Doté des dernières technologies, ce bateau de 36 mètres de long et 285 tonnes, qui a nécessité un investissement de 9 millions d’euros, passera par une phase d’essais, de Marseille à la Bretagne, « de façon à tester tous les équipements », précise à l’AFP Michel L’Hour, directeur du Drassm.
« En cette période difficile, c’est un très grand encouragement pour tous les archéologues », souligne-t-il, rappelant que « la France est le pays qui a inventé l’archéologie sous-marine en rade de Marseille avec Cousteau dans les années 1950 et un des rares pays à avoir un service spécialisé » dans ce domaine.
« La mer est de très loin le plus grand musée du monde, il est impératif qu’on valorise ce musée », prévient M. L’Hour. Un musée aujourd’hui menacé par l’extension des chalutages hauturiers, la pose de câbles et de pipelines ou encore l’exploitation commerciale d’épaves jusqu’alors préservées.
La Préfecture maritime de la Méditerranée appelle à la prudence autour de la presqu’île de St-Mandrier
L’arrêté n°05/2012 du 23 janvier 2012 interdit la navigation, le mouillage, la plongée sous marine et la baignade à la pointe du Cannier, à l’extrême Est de la presqu’île de Saint-Mandrier, du lundi 23 janvier 2012 à 06h00 au vendredi 27 janvier 2012 à 08h00.
Il est important que cette information soit relayée le plus largement possible afin d’assurer la sécurité des usagers de la mer. En effet, la période d’interdiction couvre le moment où un « essai de coque » sera effectué par la DGA Techniques Navale consistant dans l’explosion d’une charge dans la zone interdiction.
Source : Préfecture maritime de la Méditerranée
AG 2012: La presse en parle
Retrouvez l’ensemble des articles parus dans la Presse Quotidienne Régionale relatifs à la Fédération dans le cadre de la dernière Assemblée Générale qui s’est tenue à Narbonne le 16 janvier dernier:
- Indépendant de l’Aude – 14/01/2012
- Indépendant région – 14/02/2012
Légère comme une génoise…
Après 700 km de dérive en Méditerranée, un Génois retrouve sa barque dans l’Aude
Publié le 30.12.2011, 12h09 par Le Parisien – source AFP
Un pêcheur italien d’un village du Golfe de Gênes a récupéré cette semaine à Port-la-Nouvelle (Aude) sa barque qui avait disparu du petit port de Vernazza, sur la riviera ligure, après des intempéries et dérivé sur 700 kilomètres, a-t-on appris vendredi auprès de la gendarmerie maritime.
Le Dany, une frêle embarcation de 4,6 mètres de long, intacte malgré le long périple, a été remorqué par un chalutier français qui l’a aperçu au large des côtes audoises.
La barque était amarrée à Vernazza, mais la tempête qui a frappé le nord-ouest de l’Italie fin octobre l’a emportée vers le large.
« Nous avons identifié le propriétaire, on l’a appelé, et il nous a dit qu’il était très attaché à cette barque familiale et qu’il allait venir la chercher », relate le commandant de la brigade de surveillance du littoral de la gendarmerie maritime, l’adjudant-chef Christian Garcia.
Jeudi, Rollando Giovanni, 67 ans, est arrivé à Port-la-Nouvelle en compagnie de son fils pour charger le Dany sur un camion et le ramener à Vernazza. Il a remercié le patron-pêcheur Denis Raynaud (qui a remorqué le Dany le 14 novembre, ndlr), et a lui a proposé un dédommagement, mais le capitaine du chalutier a refusé.
Un permis de pêche dans le parc national des Cinque Terre qui se trouvait dans un coffre du Dany a permis aux gendarmes de retrouver le propriétaire.
Durant le mois de novembre, les courants marins ont porté une demi-douzaine d’embarcations italiennes qui se sont échouées sur les plages du département de l’Aude entre Gruissan et Port-la-Nouvelle, a précisé la gendarmerie maritime.




